On pourrait sourire...
On pourrait sourire au constat de Cyprien de Carthage, tout va mal ou, plus vulgairement , " tout fout le camp!"; on pourrait sourire tant cette réflexion pourrait être parfaitement transposable à nos lamentations actuelles. Quels média ne se font pas l'écho aujourd'hui d'une impression diffuse de déperdition des valeurs morales, de la planète en danger, d'une économie en faillite, d'une justice déficiente et d'une moralité politique généralisée? En son temps, Platon fustigeait la médiocrité de ses élèves et la faiblesse de leur niveau! Est-ce pour cela qu'il préconisait d'accèder par degré jusqu'à la plus haute connaissance: la contemplation du soleil, c'est-à-dire Souverain Bien? Contemplation inaccessible au commun des mortels, qui se complait à prendre les appences pour la réalité, sans une conversion de l'esprit. Il y aurait donc matière, sous toutes les latitudes et à toutes les époques, à s'abandonner au pessimisme. Les faits sont là, incontournables, d'injustices, de violentes, d'humiliations,d'irrespects, de haines, tant à l'échelle universelle qu'individuelle. Plus notre perseption du monde s'affine, plus nous pourrions porter un jugement critique sur l'humanité en général. Et c'est pourtant vrai: la vie est réellement insupportable à cause de la douleur, de la souffrance physique et morale, en soi, ou que les uns infligent aux autres. Au Moyen-âge, on dénonçait la grande douleur d'exister, et nombreux sont ceux-philosophes, poètes-qui penseront ou chanteront la difficulté de la condition humaine, car chacun sait qu'il naît pour mourir.
Publicité
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
/image%2F0445421%2F201302%2Fob_8adb1255cb467883278c9c3ee9e38f26_2h6u04z.jpg)